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Le guide de votre boutique
*Il suit vos écrans dans l'ordre où vous les rencontrerez, et il dit aussi ce que votre boutique ne fait pas.*
Vous n'avez rien à installer et rien à sauvegarder. Votre boutique vit sur nos machines, elle se met à jour toute seule, et les évolutions de la loi y sont appliquées sans que vous les suiviez.
Un mot change d'une boutique à l'autre : celui de votre matière. Une couturière lit
« tissu », une céramiste « émail », une savonnière « parfum ». Ici nous écrivons « tissu » :
lisez le vôtre à sa place.
Les quatre mots
- Un objet, c'est une forme : la barrette, le bandeau. Il porte son nom, son texte, son prix de départ et ses choix. Il ne se vend pas et ne se photographie pas.
- Une pièce, c'est un objet dans un tissu : la barrette en Thelma. Elle a un prix, une adresse à elle, et c'est elle que votre client met au panier.
- Un exemplaire, c'est ce que vous avez réellement cousu. Une pièce en série n'en a qu'un. Une pièce en prototype en a autant que vous en avez fabriqué.
- Un choix, c'est ce qui distingue deux pièces du même objet : le tissu, la taille. Chaque choix a des options, qui peuvent coûter et peser un peu plus.
Série ou prototype
Vous répondez objet par objet, dans « Ce que vos clients voient ».
| Ce que ça vous apporte | Ce que ça vous demande | |
|---|---|---|
| Série | une photo pour toute la série, rien à étiqueter | votre client ne sait pas quelle pièce il recevra |
| Prototype | il achète exactement ce qu'il voit, et votre vitrine se renouvelle à chaque vente | une photo et une étiquette numérotée par exemplaire |
Aucun des deux n'est meilleur, et ces deux mots ne paraissent jamais sur votre site.
Les deux endroits
Votre devanture est ce que voient vos clients, à votre adresse.
Votre arrière-boutique est l'endroit où vous travaillez pendant que la boutique est ouverte devant. Vous y allez en ajoutant /arriere-boutique à votre adresse, ou par le bouton en bas de votre site. Personne d'autre n'y entre.
Si vous perdez votre mot de passe, l'écran de connexion vous en fait choisir un autre. Un lien arrive dans votre boîte, il vaut une heure, et vous n'avez personne à prévenir.
Le premier jour
Vous arrivez sur Aujourd'hui, qui porte en haut ce qui demande votre attention. Elle vous dit ce qui manque avant l'ouverture. Ce sont des obligations légales, et chacune porte son bouton :
- votre dénomination, « Prénom Nom EI ». Elle protège vos biens personnels ;
- votre numéro SIREN, sur l'avis de situation de votre entreprise ;
- votre médiateur de la consommation. Obligatoire depuis 2016, jusqu'à trois mille euros d'amende, et il n'intervient que si un client conteste. Nous vous en proposons plusieurs ;
- votre adresse postale ;
- votre délai d'envoi ;
- au moins une pièce en vente.
Tant qu'il en manque une, le bouton d'ouverture ne s'allume pas.
Reste à ouvrir votre compte d'encaissement, dans Mes paiements. Il ne bloque pas la publication, mais sans lui vos clients ne peuvent pas payer.
Le geste de tous les jours : Mes pièces
C'est l'écran que vous ouvrirez le plus souvent. Il ne vous demande que deux choses.
Vous envoyez vos photos, depuis « Mes images ». Celles de votre téléphone, telles quelles. Nous les redressons, nous les allégeons, et nous effaçons ce qu'elles transportent sans le dire : la date, votre appareil, et l'endroit de la prise de vue, qui est souvent chez vous. Nous en préparons une version détourée, et vous choisissez.
Envoyer une photo ne crée rien : elle attend dans « Mes images ». Vous pouvez vider votre téléphone le soir et ranger le lendemain.
Vous créez la pièce depuis « Ajouter une pièce », en répondant à deux questions : quel objet, quel tissu. Sa photo la plus récente arrive déjà choisie. C'est fini.
Ce qui est bon à savoir
- Une pièce peut naître sans photo. Vous avez cousu ce soir, vous photographierez demain : créez-la quand même. Vos clients ne la voient pas tant qu'elle n'a pas son image.
- Une pièce montre jusqu'à six photos. La première la représente partout, les autres sont le dos, un détail, la pièce portée.
- Une pièce existe une fois. Si vous recréez une barrette dans un tissu que vous avez déjà, vos photos rejoignent la pièce existante. L'écran vous le dit avant que vous validiez.
- En prototype, celles qui se ressemblent se rangent ensemble. Trois barrettes du même tissu font une pièce et trois exemplaires. Votre boutique en montre de une à quatre à la fois, et quand l'une part la suivante monte toute seule. Si l'une n'est pas comme les autres, changez son tissu sur sa carte : elle repart seule.
- En série, vous dites combien il en reste, sur la carte de la pièce. Laissez vide tant que vous ne comptez pas, c'est le cas le plus courant. Dès que vous écrivez un chiffre, il descend à chaque vente.
- Quand il n'en reste plus, votre page propose à votre cliente un message déjà écrit pour vous demander si vous en referez. Vous ne promettez rien.
- Vos clients gardent une pièce vingt minutes. Dès qu'une pièce unique entre dans un panier, personne d'autre ne peut l'acheter. Passé ce délai elle revient en boutique, et le panier le dit avec un bouton pour la reprendre.
- Supprimer une pièce ne supprime pas ses photos. Elles retournent dans « Mes images ».
- Supprimer une image depuis « Mes images » la retire aussi de sa pièce, et l'écran dit lequel des trois cas vous attend avant que vous cliquiez : c'est une autre vue et la pièce garde sa principale, c'est la principale et la vue suivante prend sa place, ou c'était la seule et la pièce se retrouve sans photo, donc hors de votre boutique.
La taille ne se demande pas ici : elle se règle une fois sur l'objet, où elle vaut pour tous vos tissus.
Ce qui se règle rarement : Mes objets
Un objet, c'est « la barrette » : ce qui vaut pour toutes celles que vous coudrez. Quatre réglages, et on n'y revient presque jamais.
- Le prix, par taille. Vous tapez des prix, jamais des écarts. Sous le champ, un conseiller vous dit ce qu'il vous reste une fois la matière et votre temps comptés. Il ne bloque rien et n'entre jamais dans le calcul.
- Le texte, écrit une fois pour l'objet.
- Le poids et l'épaisseur, qui décident de vos frais de port.
- Ce que vos clients voient : série ou prototype.
En prototype, vous écrivez sur chaque exemplaire le numéro de son étiquette. C'est lui qui part sur votre bon de préparation, et qui garantit que votre acheteur reçoit la pièce qu'il a vue.
Mes tissus
Vos matières portent trois choses : leur nom, celui que vos clients liront ; une ligne de description, « bleu à galon fleuri », sans laquelle un prénom ne dit rien ; leur épaisseur, saisie une fois, dont vos pièces héritent.
Le mot lui-même se change en bas de cet écran. Si vous dites « essence » là où nous disons « tissu », écrivez-le : tous vos écrans et votre site suivent aussitôt.
Mes réductions
Vous réglez le montant et le nombre de pièces à partir duquel la remise s'applique. La phrase que liront vos clients est écrite juste en dessous, et c'est elle qu'ils verront mot pour mot.
Nous ne posons aucun plafond. La seule borne est arithmétique : une remise ne dépasse pas le prix.
Mes frais de port
Votre boutique choisit toute seule l'envoi le moins cher qui accepte ce qu'on vous commande, d'après le poids et l'épaisseur. Au moment de préparer, elle vous dit quel envoi choisir.
Six envois sont posés d'avance, de la lettre à un timbre au petit colis. Vous n'avez ni poids ni épaisseur à écrire : vous fixez les prix, et vous décochez ce que vous ne voulez pas proposer. Décocher est le seul moyen de refuser un envoi. Comme le moins cher qui accepte l'emporte, laisser la lettre sans suivi en place rend le suivi inatteignable sous son poids : si vous tenez à prouver chacun de vos dépôts, décochez les lettres simples ; si vous jouez la lettre sur-timbrée pour vos pièces les plus plates, gardez-les.
Deux poids commandent tout le reste.
- Le poids de votre emballage s'ajoute à celui de vos pièces avant que l'envoi soit choisi. Il vaut 20 g tant que vous ne l'avez pas changé, soit tout le poids d'une lettre à un timbre : aucune commande n'atteint alors cet envoi, et l'écran vous le dit sous la ligne concernée.
- Le poids et l'épaisseur de vos objets, écrits une fois dans « Mes objets ». Une barrette de 8 g et de 3 mm part en lettre, la même déclarée à 30 mm part en colis.
Ce que voit votre client
Votre accueil montre vos images, votre bouton d'entrée, puis l'album de vos pièces. Chaque photo mène à la pièce qu'elle montre.
Votre boutique est une seule page de vente, avec une carte par pièce et des filtres au-dessus.
La fiche d'une pièce porte ses photos, son prix, et seulement les choix qu'elle n'a pas déjà faits.
Sous le panier, votre client voit les autres pièces du même tissu, avec votre phrase de remise quand elle n'est pas encore acquise.
Une commande, du paiement au colis
Votre client paie. L'argent va directement sur votre compte bancaire. Nous ne le touchons jamais et ne prenons aucune commission. Il reçoit un seul message, avec sa facture et vos conditions de vente, comme la loi l'impose.
Vous recevez votre bon de préparation au même instant, avec le numéro d'étiquette si la pièce était un prototype. La commande apparaît dans À préparer. Vous la marquez expédiée, avec le numéro de suivi si vous en avez un, et votre client le reçoit.
Votre facture est écrite au moment du paiement et ne bouge plus jamais. Numérotée sans trou, gardée dix ans. Vous n'avez rien à surveiller.
Un retour, une annulation
Vos clients ont quatorze jours pour changer d'avis, et la loi impose depuis juin 2026 qu'ils puissent le dire par un bouton en ligne. Leurs demandes arrivent dans Retours et remboursements.
Une annulation ne supprime jamais une facture : elle produit un avoir, dans la même suite de numéros.
L'exception « bien personnalisé » est décochée par défaut. Un choix de tissu dans une liste que vous proposez ne suffit pas à la justifier.
Mes clients
La liste porte ceux qui ont commandé et ceux qui vous ont laissé leur adresse.
Écrire aux clients envoie votre lettre, avec le lien de désinscription que la loi impose. Les relances automatiques sont éteintes au départ, et vous les allumez une par une. Le texte reste le vôtre.
Mon site
Mes pages porte vos textes. Vos pages légales sont verrouillées, leur contenu vous étant imposé.
Mon apparence montre vos couleurs, accordées à votre logo à la création, et c'est ici que se remplacent votre logo et votre portrait.
Mes images range vos images en trois onglets, parce qu'elles font trois métiers : les photos de pièces, les motifs qui décorent vos pages, et celles qui illustrent une page. Une image se déplace d'un onglet à l'autre d'un bouton.
Mes réglages
- Ma marque : ce qui figure sur vos factures et vos mentions légales. On le remplit une fois.
- Mes paiements : votre compte d'encaissement. Il est à vous, à votre nom, et nous n'y avons pas accès.
- Mon abonnement : ce que vous nous payez, vos factures, et le bouton pour partir.
- Être trouvé sur Google et Mes réseaux sociaux, facultatifs. Tant que vous n'avez posé aucun traceur, votre site n'affiche aucun bandeau de consentement.
Fermer la boutique le temps d'un salon
Vous baissez le volet d'un bouton et vous le relevez d'un bouton. Vos clients lisent que vous revenez bientôt, les commandes en cours suivent leur cours, et votre référencement ne bouge pas.
Fermer n'est pas dépublier. Rouvrir ne vous repose aucune question.
Ce que votre boutique ne fait pas
- Elle ne vous fera pas vendre davantage à elle seule. Ce qu'elle fait, c'est qu'un client qui veut acheter y arrive sans vous écrire, à toute heure.
- Elle ne remplace pas Instagram, qui est l'endroit où l'on vous découvre.
- Elle ne transmet rien à l'administration. Vous recevez un PDF conforme aux mentions obligatoires, et c'est écrit dans nos conditions.
- Elle n'a aucune opinion sur votre commerce. Aucun plafond de remise, aucun prix conseillé.
- Elle ne met pas en vente une pièce sans photo.
Si quelque chose vous résiste
Écrivez-nous. C'est nous qui lisons et qui répondons, sous un jour ou deux. Si un écran vous résiste, bien souvent c'est l'écran que nous corrigeons.